(collaboration NOAA, Coast Guards et US Navy) sur laquelle sont représentées, en rouge, la partie recouverte par au moins 80% de glace et, en jaune, la partie recouverte par de la glace de teneur inférieure à 80%. Il faut aussi observer la rapidité de la fonte exceptionnelle de cette année en comparaison avec la fonte progressive de l'année 2011 (et des précédentes) en cette période de l'année. Comme on le constate, un ouragan particulièrement intense s'est installé au dessus de la partie 120E-120W à partir du 4 Août.Les ouragans sont rares mais non exceptionnels dans cette région du monde (environ 8 fois, dit-on, durant toute l'ère satellitaire) mais celui de cette fin d'été a été remarquable aussi bien par par son intensité que par sa persistance (environ 6 jours).Il est cependant certain que l'épaisseur de la calotte glaciaire du pôle Nord s'est notablement réduite depuis les années 70-80.

A ce propos, voici ce que nous montre l en ce 30 Septembre 2012 : Comme on peut l'observer, le regel apparaît comme anticipé de quelques jours par rapport à celui qui a eu lieu lors des années précédentes.

Il est possible que, sauf tempête inopinée, la courbe de l'extension de glace 2012 recoupe celle de 2007 dans quelques jours.

La tempête a arraché un grand morceau de la mer de glace au Nord de la mer de Chukchi et l'a repoussé vers le Sud dans les eaux plus chaudes qui l'ont complètement fondu.

La tempête a aussi fragmenté de vastes étendues de glace en petits morceaux qui présentent une tendance à fondre plus facilement." De fait, les effets d'un cyclone très puissant et de longue durée comme celui qui a ravagé une grande partie de la calotte polaire sont multiples.

Ainsi peut-on être tenté de raccorder les deux portions du graphe précédent, avant et après le cyclone bien délimité, en prolongeant la partie avant-cyclone par la partie après-cyclone, les deux parties étant reliées par des pointillés tracés dans le prolongement des deux portions, comme cela se serait sans doute passé lors d'une fonte "normale" analogue à celle des années précédentes et comme je l'ai fait sur le graphique ci-contre.

Autrement dit, si ce raisonnement est correct, on peut avancer que l'ouragan du 4-9 août a provoqué la disparition d'une quantité de glace au moins égale à celle qui sépare le minimum de 2007 de celui de 2012.On peut toujours spéculer, comme le font certains, en se demandant quel aurait été l'effet d'un cyclone de cette violence sur l'Arctique au cours du siècle dernier.A vrai dire, on ne le sait pas exactement, car on ne mesure l'épaisseur de la glace arctique, dans son ensemble, que depuis quelques années seulement.La calotte glacée de l'Océan Arctique a probablement atteint son extension estivale minimale en battant un nouveau record du minimum le 16 Sept, ainsi que l'a rapporté le NSIDC (National Snow and Ice Data Center) de l'Université du Colorado à Boulder.L'analyse des données satellites par la NASA et le NSIDC (supporté par la NASA) a montré que l'extension de la mer de glace a rétréci jusqu'à 1,32 millions de miles carrés (3,41 millions de kilomètres carrés), soit 293.000 miles carrés de moins que l'extension minimale record des données satellitaires, établi à la mi-Septembre 2007[...] Cette année, le cyclone s'est formé au large des côtes de l'Alaska et s'est déplacé le 5 Août vers le centre de l'océan arctique où il a malaxé la couverture amincie de glace pendant plusieurs jours.Spéculations et observations : On peut se demander quelle aurait pu être l'évolution de la mer glacée arctique si ce cyclone dévastateur n'avait pas séjourné au dessus de l'Arctique au début du mois d'Août.